To/from Venice

Bien que les chartes, recommandations et conventions se soient multipliées dans le domaine du patrimoine au cours du dernier demi-siècle, la charte de Venise, rédigée lors du Deuxième congrès des architectes et techniciens des monuments historiques en 1964, reste une référence très abondamment citée et encore très largement utilisée eu Europe et au-delà. Son cinquantenaire, en 2014, a donc été l’occasion de revenir non seulement sur son histoire, mais également sur les acteurs de sa diffusion ainsi que sur la manière dont le document a été reçu et interprété à travers le monde. Dans la suite des recherches sur la genèse du document et les révisions proposées dans la décennie qui suit, menées dans le cadre de ma thèse de doctorat sur Raymond M. Lemaire (l’un des rédacteurs et promoteurs de la charte), ce projet, déjà entamé lors d’un séjour de recherche à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) à Paris en avril-mai 2016, vise à comprendre la réception et les interprétations du document, à l’échelle européenne dans un premier temps. En 2018, il a pu bénéficier d’une collaboration avec le comité français de l’ICOMOS, qui avait entrepris de mener une consultation sur le sujet à l’occasion de l’année européenne du patrimoine (RETOUR A L'ESPRIT DE LA CHARTE DE VENISE). A moyen terme, ce projet pourra bénéficier des données recueillies à travers le projet LinkedHerit, dont il alimentera en retour les questions de recherche.
